Rapports spéciauxSpecial reports

“Less government”: why shrinking the state took centre stage in Quebec in 2026« Moins d’État » : pourquoi la taille du gouvernement s’est imposée au Québec en 2026

Aux élections du 5 octobre 2026, quatre des cinq principaux partis ont promis de réduire la taille de l’État québécois. Le Parti Québécois, élu à la tête d’un gouvernement minoritaire, s’est engagé à retrancher 2,5 % des coûts de rémunération du secteur public. Des déficits persistants, une dette élevée et la forte croissance de l’emploi public expliquent cette convergence. Au 1er novembre, pourtant, l’essentiel reste à l’état de promesse, et toutes les économies annoncées par les partis demeurent des projections.

In the October 5, 2026 election, four of Quebec’s five main parties promised to shrink the provincial state. The Parti Québécois, elected to lead a minority government, pledged to cut public-sector compensation costs by 2.5%. Persistent deficits, high debt and fast growth in public employment explain this convergence. As of November 1, however, most of it is still a promise, and every saving the parties announced is still a projection.

En 30 secondesIn 30 seconds

Ce qui s’est passé
La CAQ, le PQ, le PLQ et le PCQ ont tous chiffré une réduction des effectifs ou de la masse salariale de l’État. Seul Québec solidaire s’y est opposé. Le PQ a gagné et a formé, le 21 octobre, un Conseil des ministres réduit, avec un ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale.
Pourquoi ça vous concerne
Le Québec prévoit encore un déficit de 7,7 milliards de dollars en 2026-2027 et doit atteindre l’équilibre en 2029-2030. Les choix à venir toucheront les impôts, les emplois publics et les services.
Où en est-on
Au 1er novembre 2026, le nouveau gouvernement n’a fait adopter aucune loi : l’Assemblée nationale siège pour la première fois le 17 novembre. La seule réduction confirmée est celle de 3 106 postes (ETC) dans la fonction publique en 2025-2026, sous le gouvernement précédent.
What happened
The CAQ, PQ, PLQ and PCQ all put a number on cutting state staff or payroll. Only Québec solidaire opposed cuts. The PQ won and, on October 21, named a smaller cabinet that includes a junior minister for government efficiency.
Why it matters to you
Quebec still projects a $7.7 billion deficit for 2026-27 and must balance its budget by 2029-30. The choices ahead affect taxes, public jobs and services.
Where things stand
As of November 1, 2026, the new government has passed no law: the National Assembly first sits on November 17. The only confirmed reduction is 3,106 full-time-equivalent (FTE) positions in the public service in 2025-26, under the previous government.
  • 77,30577 305 FTEs in the public service, 2025-26ETC dans la fonction publique, 2025-2026 Down 3,106 (−3.9%) in a year. Treasury BoardEn baisse de 3 106 (−3,9 %) en un an. Conseil du trésor
  • 530,708530 708 FTEs outside the public serviceETC hors de la fonction publique Health and education networks, Crown corporations and other bodies; up 1.1%. Treasury BoardRéseaux de la santé et de l’éducation, sociétés d’État et autres organismes; en hausse de 1,1 %. Conseil du trésor
  • $7.7B7,7 G$ projected deficit, 2026-27déficit prévu, 2026-2027 Under the Balanced Budget Act; balance required in 2029-30. Pre-election report, p. 20Au sens de la Loi sur l’équilibre budgétaire; équilibre exigé en 2029-2030. Rapport préélectoral, p. 20
  • 55%55 % of employee job growth was public-sectorde la hausse des emplois salariés venait du secteur public Quebec, January 2019 to January 2026, all levels of government (Ontario: 31%). Our calculation. Statistics Canada 14-10-0288-02Québec, janvier 2019 à janvier 2026, tous paliers de gouvernement (Ontario : 31 %). Nos calculs. Statistique Canada 14-10-0288-02

Une campagne où presque tous promettaient de couperA campaign where almost everyone promised cuts

Fait. Le 5 octobre 2026, le Parti Québécois (PQ) a remporté 60 des 127 circonscriptions avec 28,02 % des voix et forme un gouvernement minoritaire (Élections Québec). Le Parti libéral du Québec (PLQ) compte 39 députés, le Parti conservateur du Québec (PCQ) 19 et Québec solidaire (QS) 9. La Coalition avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018, n’a fait élire aucun député. L’Assemblée signale qu’un dépouillement judiciaire est en cours dans la circonscription de Champlain (Assemblée nationale).

Fact. On October 5, 2026, the Parti Québécois (PQ) won 60 of 127 ridings with 28.02% of the vote and formed a minority government (Élections Québec). The Quebec Liberal Party (PLQ) has 39 members, the Conservative Party of Quebec (PCQ) 19 and Québec solidaire (QS) 9. The Coalition avenir Québec (CAQ), in power since 2018, elected no one. The Assembly notes that a judicial recount is under way in the riding of Champlain (National Assembly).

Fait. La taille de l’État a été l’un des fils conducteurs de la campagne. « Une surenchère s’est installée entre les principaux partis, sauf Québec solidaire (QS), qui rivalisent pour savoir qui allait diminuer le plus le nombre de fonctionnaires », résumait Le Devoir le 30 septembre. Les quatre autres partis disaient vouloir procéder surtout par attrition et départs volontaires, sans toucher aux services à la population.

Fact. The size of the state was one of the campaign’s main threads. “A bidding war set in among the main parties, except Québec solidaire (QS), over who would cut the number of civil servants the most,” Le Devoir summed up on September 30. The other four parties said they would proceed mainly through attrition and voluntary departures, without touching services to the public.

Ce rapport examine pourquoi cette idée s’est imposée, ce que chaque parti a promis, ce que le nouveau gouvernement a réellement fait au 1er novembre et ce qu’une réforme signifierait pour les contribuables, les employés de l’État et les services.

This report looks at why the idea took hold, what each party promised, what the new government has actually done as of November 1, and what reform would mean for taxpayers, public employees and services.

Pourquoi maintenant : déficits, dette et rémunérationWhy now: deficits, debt and pay

Fait. Le Québec sort de plusieurs années de déficits. Le budget de mars 2025 prévoyait un déficit de 13,6 milliards de dollars pour 2025-2026 au sens de la Loi sur l’équilibre budgétaire; les Comptes publics du 17 juillet 2026 l’ont finalement établi à 7,8 milliards (rapport préélectoral, p. 5). Le ministère des Finances prévoit encore 7,7 milliards en 2026-2027, 5,7 milliards en 2027-2028 et 1,5 milliard en 2028-2029, avant l’équilibre exigé par la loi en 2029-2030 (p. 20).

Fact. Quebec is coming out of several years of deficits. The March 2025 budget forecast a $13.6 billion deficit for 2025-26 under the Balanced Budget Act; the public accounts of July 17, 2026 put the final figure at $7.8 billion (pre-election report, p. 5). The Finance ministry still projects $7.7 billion in 2026-27, $5.7 billion in 2027-28 and $1.5 billion in 2028-29, before the balance the law requires in 2029-30 (p. 20).

Quebec’s deficit under the Balanced Budget Act, in billions of dollars. 2025-26 is the actual result; later years are Finance ministry projections. Balance is required in 2029-30.Déficit du Québec au sens de la Loi sur l’équilibre budgétaire, en milliards de dollars. 2025-2026 est le résultat réel; les années suivantes sont des prévisions du ministère des Finances. L’équilibre est exigé en 2029-2030.

2025-26, forecast in the March 2025 budget2025-2026, prévision du budget de mars 2025 $13.6B13,6 G$

Source: Pre-election report, p. 5Source : Rapport préélectoral, p. 5

2025-26, actual (public accounts)2025-2026, réel (Comptes publics) $7.8B7,8 G$

Source: Pre-election report, p. 5Source : Rapport préélectoral, p. 5

2026-27, projected2026-2027, prévu $7.7B7,7 G$

Source: Pre-election report, p. 20Source : Rapport préélectoral, p. 20

2027-28, projected2027-2028, prévu $5.7B5,7 G$

Source: Pre-election report, p. 20Source : Rapport préélectoral, p. 20

2028-29, projected2028-2029, prévu $1.5B1,5 G$

Source: Pre-election report, p. 20Source : Rapport préélectoral, p. 20

2029-30, projected2029-2030, prévu Balanced ($0)Équilibre (0 $)

Source: Pre-election report, p. 20Source : Rapport préélectoral, p. 20

Gross debt: $265.5 billion (41.1% of GDP) on March 31, 2026 (pre-election report, p. 100).Dette brute : 265,5 G$ (41,1 % du PIB) au 31 mars 2026 (rapport préélectoral, p. 100).

Fait. La dette brute atteignait 265,5 milliards de dollars au 31 mars 2026, soit 41,1 % du PIB, et la dette nette, 38,1 % du PIB (rapport préélectoral, p. 100). Selon la Chaire en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l’Université de Sherbrooke, c’était le deuxième ratio de dette nette le plus élevé des provinces à cette date (CFFP, p. 8). Le service de la dette est évalué à 10,5 milliards en 2026-2027 et à 12,7 milliards en 2030-2031 (p. 20).

Fact. Gross debt stood at $265.5 billion on March 31, 2026, or 41.1% of GDP, and net debt at 38.1% of GDP (pre-election report, p. 100). According to the University of Sherbrooke’s Research Chair in Taxation and Public Finance (CFFP), that was the second-highest net-debt ratio among the provinces on that date (CFFP, p. 8). Debt service is projected at $10.5 billion in 2026-27 and $12.7 billion in 2030-31 (p. 20).

Fait. Le 16 avril 2025, l’agence S&P a abaissé la cote de crédit du Québec de AA- à A+. Le ministère des Finances a indiqué que la décision s’expliquait notamment par « la hausse des dépenses de rémunération liée aux conventions collectives » (Gouvernement du Québec). Les ententes conclues avec la quasi-totalité des employés de l’État prévoient des hausses de 17,40 % sur cinq ans, de 2023-2024 à 2027-2028, plus une clause liée à l’inflation estimée à 0,70 % (rapport préélectoral, p. 93).

Fact. On April 16, 2025, S&P cut Quebec’s credit rating from AA- to A+. The Finance ministry said the decision was explained in part by “the increase in compensation spending tied to the collective agreements” (Government of Quebec). The agreements reached with almost all state employees provide raises of 17.40% over five years, from 2023-24 to 2027-28, plus an inflation clause estimated at 0.70% (pre-election report, p. 93).

Fait. Le 17 août 2026, la vérificatrice générale, Christine Roy, a jugé les prévisions du rapport préélectoral plausibles, mais elle souligne qu’elles « impliquent notamment la réduction ou la fin du financement d’activités et de programmes à compter de 2027-2028 ». Elle estime les efforts budgétaires à au moins 2 milliards en 2027-2028 et 3 milliards en 2028-2029, auxquels pourrait s’ajouter un écart de 1,85 milliard. Son examen ne visait pas à évaluer la qualité ou la quantité des services (Vérificateur général du Québec).

Fact. On August 17, 2026, Auditor General Christine Roy found the pre-election report’s forecasts plausible, but noted that they “imply in particular reducing or ending the funding of activities and programs starting in 2027-28.” She puts the required budget effort at no less than $2 billion in 2027-28 and $3 billion in 2028-29, plus a possible $1.85 billion gap. Her review did not assess the quality or quantity of services (Auditor General of Quebec).

Avis. C’est ce contexte qui pousse les partis vers l’efficacité, selon Luc Godbout, titulaire de la CFFP : « Cela explique pourquoi les partis politiques insistent tellement sur les gains d’efficacité qu’ils comptent réaliser » (Le Devoir, 23 septembre).

Opinion. That context is what pushes the parties toward efficiency, says Luc Godbout, who holds the CFFP chair: “That explains why the political parties insist so much on the efficiency gains they expect to make” (Le Devoir, September 23).

Combien d’employés, et lesquels?How many employees, and which ones?

Fait. Selon le Conseil du trésor, la fonction publique au sens strict (ministères et organismes) comptait 77 305 équivalents temps complet (ETC) en 2025-2026, une baisse de 3 106 ETC (−3,9 %) en un an, alors que la cible était de 2 000. Hors de la fonction publique, l’effectif atteignait 530 708 ETC (+1,1 %). Santé Québec, les réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur et les entreprises du gouvernement en comptaient 503 742, soit 6 276 de plus (Conseil du trésor, 13 mars 2026). Environ 87 % des effectifs de l’État travaillent donc hors de la fonction publique.

Fact. According to the Treasury Board, the public service proper (ministries and agencies) had 77,305 full-time equivalents (FTEs) in 2025-26, down 3,106 (−3.9%) in a year, against a target of 2,000. Outside the public service, staffing reached 530,708 FTEs (+1.1%). Santé Québec, the school and higher-education networks and government enterprises accounted for 503,742, or 6,276 more (Treasury Board, March 13, 2026). About 87% of state staff therefore work outside the public service.

Fait. Le gouvernement précédent avait obtenu cette baisse notamment par un gel du recrutement ailleurs qu’en santé, en éducation, en enseignement supérieur et dans les entreprises du gouvernement, la possibilité pour les employés de réduire leur semaine de 35 à 32 heures ou moins, et la limitation des heures supplémentaires. Son objectif : 5 000 ETC de moins d’ici le 31 mars 2027 par rapport à 2024-2025 (Conseil du trésor).

Fact. The previous government achieved this drop in part through a hiring freeze outside health, education, higher education and government enterprises, an option for employees to cut their week from 35 to 32 hours or less, and limits on overtime. Its goal: 5,000 fewer FTEs by March 31, 2027 compared with 2024-25 (Treasury Board).

State staffing in full-time equivalents (FTEs), 2024-25 and 2025-26. The bars share one scale: the public service is a small part of the state.Effectifs de l’État en équivalents temps complet (ETC), 2024-2025 et 2025-2026. Les barres partagent la même échelle : la fonction publique n’est qu’une petite partie de l’État.

Public service (ministries and agencies), 2024-25Fonction publique (ministères et organismes), 2024-2025 80,41180 411

Source: Le Devoir, Sept. 23, 2026Source : Le Devoir, 23 sept. 2026

Public service, 2025-26Fonction publique, 2025-2026 77,305 (−3,106)77 305 (−3 106)

Source: Treasury BoardSource : Conseil du trésor

Outside the public service, 2024-25Hors fonction publique, 2024-2025 524,866524 866

Source: Le Devoir, Sept. 23, 2026Source : Le Devoir, 23 sept. 2026

Outside the public service, 2025-26Hors fonction publique, 2025-2026 530,708 (+5,842)530 708 (+5 842)

Source: Treasury BoardSource : Conseil du trésor

“Outside the public service” includes Santé Québec, the school and higher-education networks, Crown corporations and other bodies.« Hors fonction publique » comprend Santé Québec, les réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur, les sociétés d’État et d’autres organismes.

Fait. Statistique Canada mesure autre chose : tous les employés du secteur public, de tous les paliers (fédéral, provincial, municipal, écoles, hôpitaux, sociétés d’État). Selon l’Enquête sur la population active, ce nombre est passé au Québec de 901 100 en janvier 2019 à 1 138 400 en janvier 2026, soit 237 300 de plus. Sur la même période, le nombre total d’employés a augmenté de 431 200 : le secteur public représente donc 55 % de la hausse, contre 31 % en Ontario (nos calculs, tableau 14-10-0288-02). L’Institut économique de Montréal (IEDM) arrive aux mêmes chiffres (IEDM, 10 mars 2026).

Fact. Statistics Canada measures something else: all public-sector employees at every level (federal, provincial, municipal, schools, hospitals, Crown corporations). According to the Labour Force Survey, that number in Quebec rose from 901,100 in January 2019 to 1,138,400 in January 2026, an increase of 237,300. Over the same period, the total number of employees rose by 431,200, so the public sector accounts for 55% of the increase, against 31% in Ontario (our calculations, table 14-10-0288-02). The Montreal Economic Institute (MEI) reaches the same figures (MEI, March 10, 2026).

Public-sector employees in Quebec, all levels of government, in thousands (January of each year, seasonally adjusted).Employés du secteur public au Québec, tous paliers de gouvernement, en milliers (janvier de chaque année, données désaisonnalisées).

20192019 901.1k901,1 k

20202020 938.3k938,3 k

20212021 970.1k970,1 k

20222022 1,012.7k1 012,7 k

20232023 1,047.9k1 047,9 k

20242024 1,068.3k1 068,3 k

20252025 1,101.7k1 101,7 k

20262026 1,138.4k1 138,4 k

Source: Statistics Canada, Labour Force Survey, table 14-10-0288-02 (seasonally adjusted). Survey estimates; includes federal, provincial and municipal employees, schools and hospitals. September 2026 estimate: 1,068.5k.Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, tableau 14-10-0288-02 (données désaisonnalisées). Estimations d’enquête; comprend les employés fédéraux, provinciaux et municipaux, les écoles et les hôpitaux. Estimation de septembre 2026 : 1 068,5 k.

Fait. La part du secteur public dans l’emploi total au Québec est passée de 21,1 % à 24,4 % entre ces deux dates. Les estimations mensuelles de 2026 sont plus basses (1 068 500 en septembre), mais elles proviennent d’une enquête et varient fortement d’un mois à l’autre; il est trop tôt pour en tirer une tendance ou l’attribuer à une politique (Statistique Canada).

Fact. The public sector’s share of total employment in Quebec rose from 21.1% to 24.4% between those two dates. Monthly estimates for 2026 are lower (1,068,500 in September), but they come from a survey and swing widely from month to month; it is too early to read a trend into them or attribute them to a policy (Statistics Canada).

Fait. La distinction entre emplois administratifs et emplois de première ligne est au cœur du débat. Les cibles des partis visent surtout les ministères et organismes, pas les quelque 500 000 personnes des réseaux. Le PLQ vise « principalement » les postes de gestion et les services administratifs; la CAQ exclut les réseaux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur; le PCQ exclut les infirmières, les enseignantes et les préposés aux bénéficiaires. Le PQ, lui, vise les secteurs public et parapublic, et Le Devoir note qu’il « n’est pas toujours clair » où les compressions proposées auraient lieu (Le Devoir).

Fact. The line between administrative and frontline jobs is at the heart of the debate. The parties’ targets aim mainly at ministries and agencies, not at the roughly 500,000 people in the health and education networks. The PLQ targets “mainly” management and administrative jobs; the CAQ excludes the health, education and higher-education networks; the PCQ excludes nurses, teachers and patient attendants. The PQ targets both the public and parapublic sectors, and Le Devoir notes that it “is not always clear” where the proposed cuts would fall (Le Devoir).

Avis. « On coupe dans l’administratif. C’est gagnant [pour les partis], parce que ça ne touche pas grand monde et l’expérience que les citoyens ont de l’administratif n’est pas toujours très agréable », explique Justin Lawarée, professeur à l’École nationale d’administration publique (Le Devoir).

Opinion. “You cut in administration. It’s a winner [for the parties], because it doesn’t affect many people and citizens’ experience of administration isn’t always very pleasant,” says Justin Lawarée, a professor at the École nationale d’administration publique (Le Devoir).

Ce que les partis ont promisWhat the parties promised

Promesse. CAQ. Le 2 septembre, la CAQ de Christine Fréchette promettait d’« abolir plus de 2 900 postes additionnels d’ici le 31 mars 2029, pour un gain net cumulatif estimé à 507 millions de dollars sur cinq ans », grâce notamment à un programme volontaire de départ à la retraite pour les 55 ans et plus. Elle voulait aussi comparer les coûts de certains services avec le privé : « Il ne s’agit pas de privatiser les services de l’État » (CAQ).

Promise. CAQ. On September 2, Christine Fréchette’s CAQ promised to “abolish more than 2,900 additional positions by March 31, 2029, for an estimated cumulative net gain of $507 million over five years,” in part through a voluntary retirement program for staff aged 55 and over. It also wanted to compare the cost of some services with the private sector: “This is not about privatizing state services” (CAQ).

Promesse. PQ. Le 31 août, le PQ promettait de réduire de 2,5 %, de façon récurrente sur trois ans, les coûts de rémunération du secteur public, soit « 1,6 milliards à terme par année et 4,7 milliards dans le mandat ». Ses outils : ne pas remplacer certains postes vacants, réduire volontairement les heures travaillées, offrir des incitatifs au départ dans les secteurs qui ne donnent pas de services et revoir le ratio de cadres par employé. Il créerait un Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire relevant du Conseil du trésor (PQ). Il ne chiffre pas le nombre de postes. « Avec ces quatre outils-là, on va arriver à une réduction de 2,5 %, mais on ne parle pas de licenciements, si c’est dans le sens de pertes d’emploi. Mais évidemment qu’à la fin, il y aura moins d’emplois dans l’appareil au complet », a dit Paul St-Pierre Plamondon, qui voulait ainsi devancer l’équilibre budgétaire à 2028-2029 (La Presse, 31 août).

Promise. PQ. On August 31, the PQ promised to cut public-sector compensation costs by 2.5%, on a recurring basis over three years, or “1.6 billion a year at term and 4.7 billion over the mandate.” Its tools: not filling some vacant positions, voluntary cuts to hours worked, incentives to leave in sectors that do not deliver services, and a review of the ratio of managers to employees. It would create a Secretariat for government efficiency and regulatory relief under the Treasury Board (PQ). It gives no number of positions. “With those four tools we’ll reach a 2.5% reduction, but we’re not talking about layoffs, in the sense of job losses. But obviously, in the end, there will be fewer jobs in the machinery as a whole,” said Paul St-Pierre Plamondon, who aimed to balance the budget a year early, in 2028-29 (La Presse, August 31).

Promesse. PLQ. Le 9 septembre, le PLQ de Charles Milliard promettait de « réduire d’environ 12 000 le nombre d’équivalents temps complet sur cinq ans, principalement dans les postes de gestion et les services administratifs », par attrition, départs volontaires et redéploiement, « jamais par coupes paramétriques ». Économies visées : environ 1,7 milliard par an à terme, dont 300 millions dès 2027-2028; santé, éducation et culture protégées. « Moderniser l’État, ce n’est pas couper à l’aveugle », disait M. Milliard (PLQ).

Promise. PLQ. On September 9, Charles Milliard’s PLQ promised to “reduce the number of full-time equivalents by about 12,000 over five years, mainly in management positions and administrative services,” through attrition, voluntary departures and redeployment, “never through across-the-board cuts.” Target savings: about $1.7 billion a year at term, including $300 million in 2027-28; health, education and culture protected. “Modernizing the state is not cutting blindly,” Mr. Milliard said (PLQ).

Promesse. PCQ. Le PCQ d’Éric Duhaime promettait 47 milliards d’économies en un mandat, dont l’abolition de 20 000 postes de fonctionnaires d’ici cinq ans, « principalement par attrition », avec un gel de l’embauche (Le Devoir, 13 août). Son cadre financier chiffre ce volet à 3,75 milliards sur cinq ans et précise qu’il ne vise pas les « travailleurs du plancher » (cadre financier du PCQ, p. 49-50). « Je parle des gens qui sont dans les ministères, dans l’icône de la bureaucratie du Complexe G », disait Adrien Pouliot, porte-parole économique du parti (Le Devoir).

Promise. PCQ. Éric Duhaime’s PCQ promised $47 billion in savings over one mandate, including abolishing 20,000 civil-service positions within five years, “mainly through attrition,” with a hiring freeze (Le Devoir, August 13). Its financial framework puts that item at $3.75 billion over five years and says it does not target “frontline workers” (PCQ framework, pp. 49-50). “I’m talking about people in the ministries, in that icon of bureaucracy, the Complexe G,” said Adrien Pouliot, the party’s economic spokesperson (Le Devoir).

Promesse. QS. Québec solidaire est le seul grand parti à ne prévoir aucune coupe de postes. « On pense que couper, comme tous les autres partis proposent, c’est une mauvaise idée parce que ça va affecter l’efficacité de l’État », disait Sol Zanetti (Noovo, 23 septembre). QS voulait plutôt « améliorer les salaires et l’équité salariale dans le secteur public et rétablir l’expertise dans la fonction publique », et économiser en créant Pharma-Québec et une déclaration de revenus unique (Le Devoir).

Promise. QS. Québec solidaire is the only major party that planned no job cuts. “We think cutting, as all the other parties propose, is a bad idea because it will hurt the state’s effectiveness,” said Sol Zanetti (Noovo, September 23). QS instead wanted to “improve wages and pay equity in the public sector and restore expertise in the public service,” and to save money by creating Pharma-Québec and a single tax return (Le Devoir).

What each party promised on the size of the state (2026 campaign). Every cell is a promise, not a result, and links to its source.Ce que chaque parti a promis sur la taille de l’État (campagne de 2026). Chaque case est une promesse, pas un résultat, et renvoie à sa source.
QuestionQuestionPQ (governing)PQ (au pouvoir)PLQPLQPCQPCQCAQCAQQSQS
TargetCible −2.5% of public-sector compensation costs over 3 years; no job number−2,5 % des coûts de rémunération du secteur public sur 3 ans; aucun nombre de postesPQ, Aug. 31PQ, 31 août About −12,000 FTEs over 5 yearsEnviron −12 000 ETC sur 5 ansPLQ, Sept. 9PLQ, 9 sept. −20,000 civil-service FTEs within 5 years−20 000 ETC de fonctionnaires d’ici 5 ansPCQ framework, p. 49Cadre PCQ, p. 49 More than −2,900 additional positions by March 31, 2029Plus de −2 900 postes additionnels d’ici le 31 mars 2029CAQ, Sept. 2CAQ, 2 sept. No cutsAucune coupeRestore expertise; improve public-sector payRétablir l’expertise; améliorer les salaires du secteur publicNoovo, Sept. 23; Le Devoir, Sept. 30Noovo, 23 sept.; Le Devoir, 30 sept.
Savings claimedÉconomies annoncées $1.6B a year at term; $4.7B over the mandate1,6 G$ par an à terme; 4,7 G$ dans le mandatPQ, Aug. 31PQ, 31 août About $1.7B a year at term; $300M in 2027-28Environ 1,7 G$ par an à terme; 300 M$ en 2027-2028PLQ, Sept. 9PLQ, 9 sept. $3.75B over 5 years (staff); $47B total savings over the mandate3,75 G$ sur 5 ans (effectifs); 47 G$ d’économies au total dans le mandatPCQ framework, p. 49; Le Devoir, Aug. 13Cadre PCQ, p. 49; Le Devoir, 13 août $507M net, cumulative over 5 years507 M$ nets, cumulatifs sur 5 ansCAQ, Sept. 2CAQ, 2 sept. Savings from Pharma-Québec and a single tax returnÉconomies par Pharma-Québec et une déclaration de revenus uniqueLe Devoir, Sept. 30Le Devoir, 30 sept.
MethodMéthode Leave some vacancies unfilled, voluntary shorter hours, exit incentives, fewer managers per employeePostes vacants non remplacés, réduction volontaire des heures, incitatifs au départ, ratio de cadres revuPQ, Aug. 31PQ, 31 août Attrition, voluntary departures, redeployment; “never across-the-board cuts”Attrition, départs volontaires, redéploiement; « jamais par coupes paramétriques »PLQ, Sept. 9PLQ, 9 sept. Hiring freeze, mainly attrition, program reviewGel de l’embauche, surtout l’attrition, révision des programmesPCQ framework, p. 49Cadre PCQ, p. 49 Voluntary retirement program for staff 55+Programme volontaire de retraite pour les 55 ans et plusCAQ, Sept. 2CAQ, 2 sept. Assign the right people to the right tasksAffecter les bonnes personnes aux bonnes tâchesNoovo, Sept. 23Noovo, 23 sept.
Who is sparedQui est épargné Exit incentives aimed at sectors that do not deliver servicesIncitatifs visant les secteurs qui ne donnent pas de servicesPQ, Aug. 31PQ, 31 août Health, education and cultureSanté, éducation et culturePLQ, Sept. 9PLQ, 9 sept. Nurses, teachers, patient attendantsInfirmières, enseignantes, préposés aux bénéficiairesPCQ framework, p. 49Cadre PCQ, p. 49 Health, education and higher-education networksRéseaux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieurCAQ, Sept. 2CAQ, 2 sept. Not applicableSans objet
New bodyNouvelle structure Secretariat for government efficiency and regulatory relief (Treasury Board)Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire (Conseil du trésor)PQ, Aug. 31PQ, 31 août “Efficacité Québec” teamÉquipe « Efficacité Québec »Le Devoir, Sept. 30Le Devoir, 30 sept. Liberalization secretariat; Treasury Board renamedSecrétariat à la libéralisation; Conseil du trésor rebaptiséLe Devoir, Sept. 30Le Devoir, 30 sept. Efficiency team reporting to the premierÉquipe d’efficacité relevant de la première ministreLe Devoir, Sept. 30Le Devoir, 30 sept. None foundAucune trouvée

Fait. Selon la synthèse de la CFFP, les cadres financiers des partis prévoyaient une croissance annuelle moyenne des dépenses de portefeuilles allant de 0,7 % (PCQ) à 3,6 % (QS) entre 2025-2026 et 2030-2031, contre 2,2 % dans le rapport préélectoral (CFFP, p. 38). Au cours des dix dernières années, cette croissance a été de 6 % en moyenne (Le Devoir).

Fact. According to the CFFP synthesis, the parties’ financial frameworks planned average annual growth in portfolio spending ranging from 0.7% (PCQ) to 3.6% (QS) between 2025-26 and 2030-31, against 2.2% in the pre-election report (CFFP, p. 38). Over the last ten years, that growth averaged 6% (Le Devoir).

Average annual growth in portfolio spending, 2025-26 to 2030-31, in each party’s financial framework (CFFP synthesis). These are plans, not results.Croissance annuelle moyenne des dépenses de portefeuilles, 2025-2026 à 2030-2031, selon le cadre financier de chaque parti (synthèse de la CFFP). Ce sont des plans, pas des résultats.

PCQPCQ 0.7%0,7 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

PQPQ 1.9%1,9 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

Pre-election report (baseline)Rapport préélectoral (référence) 2.2%2,2 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

PLQPLQ 2.2%2,2 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

CAQCAQ 2.4%2,4 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

QSQS 3.6%3,6 %

Source: CFFP, p. 38Source : CFFP, p. 38

Projected inflation: 2.3% (Finance ministry, cited by Le Devoir)Inflation prévue : 2,3 % (ministère des Finances, cité par Le Devoir)

For comparison: about 6% a year on average over the last ten years (Le Devoir, Sept. 23, 2026).À titre de comparaison : environ 6 % par année en moyenne au cours des dix dernières années (Le Devoir, 23 sept. 2026).

Depuis l’élection : fait, annoncé ou promis?Since the election: done, announced or promised?

Fait. Le 21 octobre, Paul St-Pierre Plamondon a été assermenté avec un Conseil des ministres de 23 ministres, six de moins que sous Christine Fréchette; selon Radio-Canada, c’est le plus petit depuis la Révolution tranquille, à l’exception de celui de Jean Charest en 2007. Le Tourisme a été intégré au Développement économique et la Langue française, à la Culture. Alain Therrien préside le Conseil du trésor, Nicolas Marceau est ministre des Finances et Sébastien D’Astous, ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale et à l’Allégement réglementaire de l’État (Radio-Canada).

Fact. On October 21, Paul St-Pierre Plamondon was sworn in with a cabinet of 23 ministers, six fewer than under Christine Fréchette; according to Radio-Canada, it is the smallest since the Quiet Revolution except for Jean Charest’s in 2007. Tourism was folded into Economic Development and French Language into Culture. Alain Therrien chairs the Treasury Board, Nicolas Marceau is finance minister and Sébastien D’Astous is junior minister for government efficiency and regulatory relief (Radio-Canada).

Fait. L’Assemblée nationale est convoquée pour la première fois le 17 novembre 2026 (Assemblée nationale). Au 1er novembre, aucun projet de loi n’avait donc été déposé. Le PQ avait promis que le gel du salaire des députés, des ministres et des dirigeants des principales sociétés d’État jusqu’au retour à l’équilibre serait « notre premier projet de loi », et qu’un audit des projets informatiques serait lancé dans les premières semaines (PQ, 3 octobre). Nous n’avons trouvé aucun décret créant le Secrétariat promis.

Fact. The National Assembly is convened for the first time on November 17, 2026 (National Assembly). As of November 1, no bill had therefore been tabled. The PQ had promised that freezing the pay of MNAs, ministers and heads of major Crown corporations until the budget is balanced would be “our first bill,” and that an audit of IT projects would begin in the first weeks (PQ, October 3). We found no order creating the promised Secretariat.

Rapporté, non confirmé. Le 28 octobre, le Journal de Québec a rapporté, en citant des sources gouvernementales non nommées, que le gouvernement offrira des retraites anticipées et des indemnités de départ à des fonctionnaires dont les postes deviendraient inutiles après l’abolition de contrôles administratifs (Journal de Québec). Aucune annonce officielle n’avait confirmé ces mesures au 1er novembre.

Reported, not confirmed. On October 28, the Journal de Québec reported, citing unnamed government sources, that the government will offer early retirement and severance packages to civil servants whose jobs become unnecessary once administrative controls are abolished (Journal de Québec). No official announcement had confirmed these measures as of November 1.

Fait. Toutes les économies chiffrées par les partis sont des projections. La seule réduction confirmée par une source officielle est celle de 3 106 ETC dans la fonction publique en 2025-2026, sous la CAQ. Nous n’avons trouvé aucun chiffre officiel des économies en dollars qui en découlent.

Fact. Every saving the parties put a number on is a projection. The only reduction confirmed by an official source is the drop of 3,106 FTEs in the public service in 2025-26, under the CAQ. We found no official figure for the dollar savings that resulted.

Promises vs. results, as of November 1, 2026. “Done”: an official source confirms it. “Reported”: a news report based on unnamed sources. “Not yet”: a promise with no official step found. No party’s projected savings had been confirmed.Promesses et résultats au 1er novembre 2026. « Fait » : une source officielle le confirme. « Rapporté » : un média, sur la foi de sources non nommées. « Pas encore » : une promesse sans geste officiel trouvé. Aucune des économies projetées par les partis n’était confirmée.
QuestionQuestionStatus on November 1, 2026État au 1er novembre 2026
Public service down 3,106 FTEs in 2025-26 (previous government)Fonction publique réduite de 3 106 ETC en 2025-2026 (gouvernement précédent) DoneFaitConfirmed headcount; no official dollar savings foundEffectif confirmé; aucune économie officielle en dollars trouvéeTreasury BoardConseil du trésor
Smaller cabinet, merged ministriesConseil des ministres réduit, ministères fusionnés DoneFait23 ministers, sworn in October 2123 ministres, assermentés le 21 octobreRadio-CanadaRadio-Canada
Minister for government efficiencyMinistre de l’Efficacité gouvernementale DoneFaitSébastien D’Astous, junior ministerSébastien D’Astous, ministre déléguéRadio-CanadaRadio-Canada
Efficiency SecretariatSecrétariat à l’efficacité Not yetPas encoreNo creating order foundAucun décret trouvéPQ, Oct. 3PQ, 3 oct.
Early retirement and severance packagesRetraites anticipées et indemnités de départ ReportedRapportéJournal de Québec, unnamed sourcesJournal de Québec, sources non nomméesJournal de Québec, Oct. 28Journal de Québec, 28 oct.
Pay freeze for MNAs, ministers and Crown-corporation heads (“our first bill”)Gel salarial des députés, ministres et dirigeants de sociétés d’État (« notre premier projet de loi ») Not yetPas encoreNot tabled; the Assembly first sits November 17Non déposé; l’Assemblée siège pour la première fois le 17 novembrePQ, Oct. 3; National AssemblyPQ, 3 oct.; Assemblée nationale
−2.5% compensation costs; $1.6B a year at term−2,5 % des coûts de rémunération; 1,6 G$ par an à terme Not yetPas encorePromise; savings are projectionsPromesse; les économies sont des projectionsPQ, Aug. 31PQ, 31 août
Audit of all IT projectsAudit de tous les projets informatiques Not yetPas encoreNo public result foundAucun résultat public trouvéPQ, Oct. 3PQ, 3 oct.

Les arguments en faveur d’un État plus petitThe case for a smaller state

Avis. Pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la réduction de la taille de la fonction publique est la troisième priorité des propriétaires de PME (33 %), après la paperasserie (49 %) et la fiscalité (45 %), selon un sondage préliminaire auprès de ses membres. « La richesse ne se crée pas dans les ministères, mais bien dans les entreprises qui investissent, innovent et embauchent », affirme François Vincent (FCEI, 23 septembre).

Opinion. For the Canadian Federation of Independent Business (CFIB), shrinking the public service is small-business owners’ third priority (33%), after red tape (49%) and taxes (45%), according to a preliminary survey of its members. “Wealth is not created in ministries, but in businesses that invest, innovate and hire,” says François Vincent (CFIB, September 23).

Avis. Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a salué, au soir de l’élection, la place qu’a occupée l’allègement réglementaire et administratif dans la campagne, tout en faisant de la main-d’œuvre sa priorité (CPQ, 5 octobre). L’IEDM, de son côté, juge « alarmante » l’expansion du secteur public et calcule que les dépenses de rémunération du gouvernement du Québec ont dépassé 64 milliards de dollars en 2025-2026 (IEDM).

Opinion. On election night, the Conseil du patronat du Québec (CPQ) welcomed the place regulatory and administrative relief took in the campaign, while making labour supply its priority (CPQ, October 5). The MEI calls the expansion of the public sector “alarming” and calculates that the Quebec government’s compensation spending topped $64 billion in 2025-26 (MEI).

Fait. Du côté des citoyens, un sondage Léger réalisé pour la CFFP du 26 au 28 juin 2026 auprès de 1 034 adultes indique que 86,4 % jugent important le principe de l’équilibre budgétaire, et que 66,2 % préfèrent une réduction des services à une hausse d’impôts, contre 33,8 % (CFFP, p. 15 et 24). Il s’agit d’un panel web non probabiliste.

Fact. Among citizens, a Léger poll of 1,034 adults conducted for the CFFP on June 26-28, 2026 found that 86.4% consider the principle of a balanced budget important, and that 66.2% prefer reducing services to raising taxes, against 33.8% (CFFP, pp. 15 and 24). It is a non-probability web panel.

Les mises en gardeThe warnings

Avis. Huit syndicats de la fonction publique ont déploré, dans une lettre ouverte, que « les partis annoncent vouloir créer de nouvelles mesures et de nouveaux programmes, mais promettent simultanément de réduire les ressources nécessaires pour les mettre en œuvre », avant de conclure : « Ça ne tient pas la route. » Ils évaluent à environ 6 milliards par année les contrats octroyés au privé (Le Devoir).

Opinion. Eight public-service unions, in an open letter, deplored that “the parties announce they want to create new measures and new programs, but at the same time promise to cut the resources needed to carry them out,” concluding: “It doesn’t hold up.” They estimate contracts awarded to the private sector at about $6 billion a year (Le Devoir).

Avis. Après l’élection, les centrales ont dit ne pas chercher l’affrontement, mais la présidente de la FTQ, Magali Picard, a prévenu : « ce n’est pas une surenchère de coupes qui fera en sorte que la population obtiendra de meilleurs services à un meilleur coût. » Le président du SPGQ, Guillaume Bouvrette, a déclaré : « Nous sommes favorables à une meilleure efficacité de l’État », tout en demandant d’écouter les employés « avant d’agir » (La Presse Canadienne). L’APTS demande de « mettre fin aux compressions » et propose un « bouclier budgétaire » pour préserver l’offre de services (APTS, 21 octobre).

Opinion. After the election, the labour federations said they were not looking for a fight, but FTQ president Magali Picard warned that “it is not a bidding war of cuts that will give the public better services at a better cost.” SPGQ president Guillaume Bouvrette said: “We are in favour of a more efficient state,” while asking that employees be heard “before acting” (The Canadian Press). The APTS wants an end to cuts and proposes a “budget shield” to protect services (APTS, October 21).

Avis. Pour l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), le Québec était déjà « en austérité » avec le budget 2026-2027 : les dépenses de programmes y augmentent de 1,6 %, alors qu’il aurait fallu 3,2 % pour couvrir les coûts du système, un manque à gagner de 2,6 milliards (IRIS, 18 mars 2026).

Opinion. For the Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), Quebec was already “in austerity” with the 2026-27 budget: program spending rises 1.6%, when 3.2% would have been needed to cover system costs, a $2.6 billion shortfall (IRIS, March 18, 2026).

Avis. Emna Braham, p.-d.g. de l’Institut du Québec, doute du calendrier : « Le problème, c’est que les partis semblent compter sur des économies rapides. » Les transformations et les nouvelles technologies coûtent souvent plus cher au départ, rappelle-t-elle. Justin Lawarée note que plusieurs ministères fonctionnent déjà avec des effectifs réduits : « À partir de quel seuil va-t-on commencer à toucher aux services ? » (Le Devoir).

Opinion. Emna Braham, CEO of the Institut du Québec, doubts the timing: “The problem is that the parties seem to be counting on quick savings.” Reorganizations and new technology often cost more at first, she notes. Justin Lawarée points out that several ministries already run with reduced staff: “At what threshold will we start to affect services?” (Le Devoir).

Fait. La vérificatrice générale relève aussi que la trajectoire de réduction de la dette suppose l’équilibre budgétaire jusqu’en 2037-2038 et « une réduction importante des investissements en immobilisations », à un moment où leur état se détériore (VGQ).

Fact. The Auditor General also notes that the debt-reduction path assumes balanced budgets through 2037-38 and “a significant reduction in capital investment,” at a time when the state of infrastructure is deteriorating (Auditor General).

Ce qu’une réforme signifieraitWhat reform would mean

Notre analyse. Pour les contribuables. Même l’économie annuelle la plus élevée promise par le PQ, 1,6 milliard à terme, couvrirait environ le cinquième du déficit de 7,7 milliards prévu pour 2026-2027 (nos calculs). La réduction des effectifs ne suffit donc pas, à elle seule, à rétablir l’équilibre : le reste devra venir d’un ralentissement des dépenses de programmes, de revenus supplémentaires, ou des deux.

Our analysis. For taxpayers. Even the largest annual saving the PQ promised, $1.6 billion at term, would cover about one fifth of the $7.7 billion deficit projected for 2026-27 (our calculation). Cutting staff therefore cannot, by itself, balance the budget: the rest must come from slower program spending, extra revenue, or both.

Notre analyse. Pour les employés de l’État. Tous les partis favorables aux réductions disaient privilégier l’attrition et les départs volontaires plutôt que les mises à pied. Le PQ promet qu’il n’y aura pas de licenciements, tout en reconnaissant qu’il y aura « moins d’emplois ». La définition retenue (ministères seulement, ou aussi les réseaux) déterminera qui est touché.

Our analysis. For public employees. All the parties that favoured cuts said they preferred attrition and voluntary departures over layoffs. The PQ promises no layoffs while acknowledging there will be “fewer jobs.” The definition used (ministries only, or the networks too) will decide who is affected.

Notre analyse. Pour les services. Aucune des sources consultées ne mesure l’effet des réductions sur les services. La vérificatrice générale précise que son examen ne portait pas sur cette question; les partis affirment que les services seront protégés, mais ce sont des engagements, pas des résultats.

Our analysis. For services. None of the sources we consulted measures the effect of the cuts on services. The Auditor General says her review did not cover that question; the parties say services will be protected, but those are commitments, not results.

Les questions qui restent ouvertesThe questions still open

Ce que nous n’avons pas pu vérifierWhat we could not verify

Limites : la CFFP, dont nous citons la synthèse et le sondage, reçoit du financement du ministère des Finances du Québec. L’IEDM et l’IRIS défendent des points de vue opposés sur le rôle de l’État; leurs analyses sont présentées comme des avis.

Limits: the CFFP, whose synthesis and poll we cite, receives funding from Quebec’s Finance ministry. The MEI and IRIS hold opposing views on the role of the state; their analyses are presented as opinions.

SourcesSources