Whistleblowers in Quebec: what the law protects, and what the numbers showLanceurs d’alerte au Québec : ce que la loi protège, et ce que montrent les chiffres

A standalone report in the Special Reports section. It compares Quebec’s rules with the European Union’s and with some United States federal laws. See also Charbonneau, ten years on.Un rapport hors série de la section Rapports spéciaux. Il compare les règles du Québec à celles de l’Union européenne et à certaines lois fédérales des États-Unis. Voir aussi La commission Charbonneau, dix ans plus tard.

In 30 secondsEn 30 secondes

What happened
Since 2017, anyone can report wrongdoing involving a Quebec public body to the Protecteur du citoyen. In 2024, a new law made it easier to fight back against reprisals: the employer now has to prove a firing was for another good reason.
Why it matters to you
People who see public money wasted or rules broken are often the first to know. If speaking up costs them their job, fewer people speak up.
Where things stand
In 2024-25, the Protecteur received 386 disclosures and found wrongdoing in 5 of the grounds it investigated. None of the 18 reprisal complaints it closed was found admissible. The EU and the US go further on some points, such as private-sector coverage and, in the US, cash rewards.
Ce qui s’est passé
Depuis 2017, toute personne peut signaler au Protecteur du citoyen un acte répréhensible visant un organisme public québécois. En 2024, une nouvelle loi a facilité la défense contre les représailles : c’est maintenant à l’employeur de prouver qu’un congédiement avait une autre cause valable.
Pourquoi ça vous concerne
Les personnes qui voient de l’argent public gaspillé ou des règles contournées sont souvent les premières à le savoir. Si parler leur coûte leur emploi, moins de gens parlent.
Où en est-on
En 2024-2025, le Protecteur a reçu 386 divulgations et a constaté un acte répréhensible dans 5 des motifs ayant fait l’objet d’une enquête. Aucune des 18 plaintes pour représailles qu’il a conclues n’a été jugée recevable. L’UE et les États-Unis vont plus loin sur certains points, comme la couverture du secteur privé et, aux États-Unis, les récompenses en argent.

How the system worksComment fonctionne le système

Quebec’s main whistleblower law is the Act to facilitate the disclosure of wrongdoings relating to public bodies (chapter D-11.1). Under it, any person may, at any time, give the Protecteur du citoyen information that may show a wrongdoing has been or is about to be committed in relation to a public body. The disclosure can be anonymous. For a municipal body, the person can go to the Commission municipale du Québec instead (D-11.1, s. 6).

La principale loi québécoise sur les lanceurs d’alerte est la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics (chapitre D-11.1). Toute personne peut, en tout temps, divulguer au Protecteur du citoyen des renseignements pouvant démontrer qu’un acte répréhensible a été commis ou est sur le point de l’être à l’égard d’un organisme public. La divulgation peut être anonyme. Pour un organisme municipal, la personne peut plutôt s’adresser à la Commission municipale du Québec (D-11.1, art. 6).

Going public is protected only in a narrow case: a serious risk to someone’s health or safety or to the environment, when it is too urgent to go to the Protecteur du citoyen or the other bodies named in section 6, and after first telling a police force or the anti-corruption commissioner (s. 7). A person who makes a disclosure in good faith cannot be sued for it (s. 32.1).

Rendre l’information publique n’est protégé que dans un cas étroit : un risque grave pour la santé ou la sécurité d’une personne ou pour l’environnement, quand l’urgence empêche de s’adresser au Protecteur du citoyen ou aux autres instances prévues à l’article 6, et après avoir d’abord informé un corps de police ou le Commissaire à la lutte contre la corruption (art. 7). La personne qui fait une divulgation de bonne foi ne peut pas être poursuivie en justice pour ce motif (art. 32.1).

Two other doorsDeux autres portes

Corruption, collusion, fraud and similar wrongdoing involving the public sector, for example in public contracts, can be reported to UPAC’s anti-corruption commissioner. The law forbids reprisals against people who do so, presumes that a demotion, suspension, dismissal or transfer of such a person is a reprisal, and sets fines of up to $250,000 for a legal person, doubled for a repeat offence (Anti-Corruption Act, ss. 32–34). The commissioner received 450 such reports in 2023-24, after 795 in 2021-22 and 437 in 2022-23; UPAC says the 2021-22 total was high because of a wave of reports about fake vaccine passports (UPAC annual report 2023-24, p. 31).

La corruption, la collusion, la fraude et d’autres actes semblables touchant le secteur public, par exemple dans les contrats publics, peuvent être dénoncés au Commissaire à la lutte contre la corruption (UPAC). La loi interdit les représailles contre les personnes qui le font, présume que la rétrogradation, la suspension, le congédiement ou le déplacement d’une telle personne constitue des représailles, et prévoit des amendes allant jusqu’à 250 000 $ pour une personne morale, doublées en cas de récidive (Loi concernant la lutte contre la corruption, art. 32-34). Le Commissaire a reçu 450 dénonciations en 2023-2024, après 795 en 2021-2022 et 437 en 2022-2023; selon l’UPAC, le bilan de 2021-2022 était plus élevé en raison d’une vague de dénonciations au sujet de fausses preuves vaccinales (rapport annuel de gestion de l’UPAC 2023-2024, p. 31).

Anyone can also send information about a public contract to the Autorité des marchés publics (AMP). Reprisals against a person who does so in good faith are forbidden, and a demotion, suspension or dismissal is presumed to be one (AMP Act, ss. 56, 63–65). The AMP received 175 such communications in 2024-25 (AMP annual report 2024-25, p. 46).

Toute personne peut aussi transmettre des renseignements sur un contrat public à l’Autorité des marchés publics (AMP). Les représailles contre une personne qui le fait de bonne foi sont interdites, et une rétrogradation, une suspension ou un congédiement est présumé en être (Loi sur l’AMP, art. 56, 63-65). L’AMP a reçu 175 communications de renseignements en 2024-2025 (rapport annuel de l’AMP 2024-2025, p. 46).

2015: a partial answer to Charbonneau2015 : une réponse partielle à Charbonneau

The bill that became the 2016 law was tabled on 2 December 2015, a week after the Charbonneau commission’s report. It targeted public bodies only. La Presse noted that the commission had recommended a “general regime” to protect whistleblowers in both the public and the private sectors. The Treasury Board president called the bill “a first big step” and said going further later was not ruled out (La Presse, 2 Dec 2015).

Le projet de loi devenu la loi de 2016 a été déposé le 2 décembre 2015, une semaine après le rapport de la commission Charbonneau. Il visait les organismes publics seulement. La Presse soulignait que la commission avait recommandé un « régime général de protection des lanceurs d’alerte » s’appliquant autant au public qu’au privé. Le président du Conseil du trésor parlait d’« un premier grand pas » et disait qu’il n’était pas interdit d’aller plus loin à l’avenir (La Presse, 2 déc. 2015).

The law took effect on 1 May 2017 (Protecteur du citoyen, 2019, p. 8).

La loi a été mise en œuvre le 1er mai 2017 (Protecteur du citoyen, 2019, p. 8).

The test case: an agronomist at MAPAQLe cas type : un agronome du MAPAQ

On 30 October 2017, an employee of the agriculture ministry (MAPAQ) made an internal disclosure under the new law. On 24 January 2019, he was dismissed following press leaks, according to the Protecteur du citoyen, which opened its own inquiry on 1 February (Protecteur du citoyen, MAPAQ report, p. 4).

Le 30 octobre 2017, un employé du ministère de l’Agriculture (MAPAQ) a fait une divulgation interne en vertu de la nouvelle loi. Le 24 janvier 2019, il a été congédié « à la suite de fuites journalistiques », selon les mots du Protecteur du citoyen, qui a ouvert sa propre enquête le 1er février (Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, p. 4).

Its special report, released on 13 June 2019, found major failings in how MAPAQ handled the disclosure, including a failure to protect the discloser’s identity (title; p. 21). The report did not cover the dismissal itself: at the time, it said, people who believed they faced reprisals at work had to use labour-law remedies (p. 4).

Son rapport spécial, rendu public le 13 juin 2019, a relevé des « manquements majeurs » dans le traitement de la divulgation par le MAPAQ, dont « une absence de protection de l’identité du divulgateur » (titre; p. 21). Le rapport ne portait pas sur le congédiement lui-même : à l’époque, précisait-il, les personnes qui s’estimaient victimes de représailles au travail devaient exercer leurs recours selon les lois du travail (p. 4).

The next day, Premier François Legault apologized “on behalf of the Quebec state” (our translation) to Louis Robert, the agronomist who had served the ministry for more than 30 years (Radio-Canada, 14 Jun 2019). On 30 July 2019, MAPAQ confirmed he was being reinstated; the agreement was confidential (La Presse, 30 Jul 2019).

Le lendemain, le premier ministre François Legault déclarait : « Je veux, au nom de l’État québécois, m’excuser auprès de Louis Robert », l’agronome au service du ministère depuis plus de 30 ans (Radio-Canada, 14 juin 2019). Le 30 juillet 2019, le MAPAQ confirmait sa réintégration; l’entente est confidentielle (La Presse, 30 juill. 2019).

2024: a separate law against reprisals2024 : une loi distincte contre les représailles

Bill 53 was tabled on 15 February 2024, adopted on 29 May and assented to on 30 May 2024 (2024, c. 21, title page). It created the Act respecting protection against reprisals related to the disclosure of wrongdoings, in force since 30 November 2024 (s. 74). The main changes:

Le projet de loi 53 a été présenté le 15 février 2024, adopté le 29 mai et sanctionné le 30 mai 2024 (2024, c. 21, page titre). Il a édicté la Loi sur la protection contre les représailles liées à la divulgation d’actes répréhensibles, en vigueur depuis le 30 novembre 2024 (art. 74). Les principaux changements :

Ten years of whistleblower rules in Quebec, with the EU alongside. Each dot is a dated step from the sources linked in it. Colour and shape show who acted; the label shows what kind of step it was. Tap a step for details and its source.Dix ans de règles sur les lanceurs d’alerte au Québec, avec l’UE en parallèle. Chaque point est une étape datée, tirée des sources qui y sont liées. La couleur et la forme indiquent qui a agi; l’étiquette, le type d’étape. Touchez une étape pour les détails et la source.
  • Quebec governmentGouvernement du Québec
  • National AssemblyAssemblée nationale
  • Protecteur du citoyenProtecteur du citoyen
  • WhistleblowerLanceur d’alerte
  • European Union (EU bodies and EU court)Union européenne (institutions et Cour de l’UE)
  • Before the 2024 law: workplace reprisal went through labour-law remediesAvant la loi de 2024 : les représailles au travail relevaient des recours du droit du travail
  1. Bill tabledProjet de loi déposé GovernmentGouvernement

    The government tables a bill to facilitate the disclosure of wrongdoing in public bodies. La Presse notes that the Charbonneau commission had asked for a general regime covering both the public and private sectors.

    Le gouvernement dépose un projet de loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles dans les organismes publics. La Presse souligne que la commission Charbonneau avait réclamé un régime général couvrant autant le public que le privé.

    Source: La Presse, 2 Dec 2015Source : La Presse, 2 déc. 2015

  2. In force or deadlineEntrée en vigueur ou échéance Disclosure law in forceLoi sur la divulgation en vigueur

    The 2016 law on disclosing wrongdoing in public bodies takes effect. From this date, the Protecteur du citoyen can investigate disclosures.

    La loi de 2016 sur la divulgation d’actes répréhensibles dans les organismes publics est mise en œuvre. Dès cette date, le Protecteur du citoyen peut enquêter à la suite de divulgations.

    Source: Protecteur du citoyen, MAPAQ report, p. 8; D‑11.1 (2016, c. 34)Source : Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, p. 8; D‑11.1 (2016, c. 34)

  3. Until 30 November 2024Jusqu’au 30 novembre 2024 Under the 2016 law, people who believed they faced reprisals at work had to use labour-law remedies, the Protecteur du citoyen wrote in 2019 (MAPAQ report, p. 4). The 2024 law gave it the job of handling reprisal complaints.Sous la loi de 2016, les personnes qui s’estimaient victimes de représailles au travail devaient exercer leurs recours selon les lois du travail, écrivait le Protecteur du citoyen en 2019 (rapport MAPAQ, p. 4). La loi de 2024 lui a confié le traitement des plaintes pour représailles.

  4. CaseCas A MAPAQ employeeUn employé du MAPAQ

    An employee of the agriculture ministry (MAPAQ) makes an internal disclosure under the new law.

    Un employé du ministère de l’Agriculture (MAPAQ) fait une divulgation interne en vertu de la nouvelle loi.

    Source: Protecteur du citoyen, MAPAQ report, p. 4Source : Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, p. 4

  5. CaseCas MAPAQMAPAQ

    The employee who made the disclosure is dismissed following press leaks, according to the Protecteur du citoyen.

    Le divulgateur est congédié « à la suite de fuites journalistiques », selon les termes du Protecteur du citoyen.

    Source: Protecteur du citoyen, MAPAQ report, p. 9Source : Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, p. 9

  6. ReportRapport Protecteur du citoyenProtecteur du citoyen

    Special report: major failings in how MAPAQ handled the disclosure, including a failure to protect the discloser’s identity.

    Rapport spécial : « manquements majeurs » dans le traitement de la divulgation par le MAPAQ, dont une absence de protection de l’identité du divulgateur.

    Source: Protecteur du citoyen, MAPAQ report, title; Protecteur du citoyen, MAPAQ report, p. 22Source : Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, titre; Protecteur du citoyen, rapport MAPAQ, p. 22

  7. StatementDéclaration PremierPremier ministre

    Premier François Legault apologizes “on behalf of the Quebec state” (our translation) to agronomist Louis Robert. On 30 July, MAPAQ confirms he is being reinstated, under a confidential agreement, La Presse reports.

    Le premier ministre François Legault s’excuse « au nom de l’État québécois » auprès de l’agronome Louis Robert. Le 30 juillet, le MAPAQ confirme sa réintégration, en vertu d’une entente confidentielle, rapporte La Presse.

    Source: Radio‑Canada, 14 Jun 2019; La Presse, 30 Jul 2019Source : Radio‑Canada, 14 juin 2019; La Presse, 30 juill. 2019

  8. Law adoptedLoi adoptée European UnionUnion européenne

    The EU adopts its whistleblower directive: common minimum protection for people who report breaches of EU law, in the public and private sectors.

    L’UE adopte sa directive sur les lanceurs d’alerte : une protection minimale commune pour les personnes qui signalent des violations du droit de l’Union, dans les secteurs public et privé.

    Source: Directive (EU) 2019/1937Source : directive (UE) 2019/1937

  9. In force or deadlineEntrée en vigueur ou échéance EU deadlineÉchéance de l’UE

    Deadline for EU countries to bring the directive into national law.

    Date limite pour que les pays de l’UE intègrent la directive dans leur droit national.

    Source: EU Court of Justice, release 29/25Source : Cour de justice de l’UE, communiqué 29/25

  10. Bill tabledProjet de loi déposé Bill 53Projet de loi 53

    Bill 53 is tabled. It creates a separate law on protection against reprisals and gives the Protecteur du citoyen the job of handling reprisal complaints.

    Le projet de loi 53 est présenté. Il édicte une loi distincte sur la protection contre les représailles et confie au Protecteur du citoyen le traitement des plaintes pour représailles.

    Source: 2024, c. 21, title page and notesSource : 2024, c. 21, page titre et notes explicatives

  11. Law adoptedLoi adoptée National AssemblyAssemblée nationale

    Bill 53 is adopted on 29 May and assented to on 30 May 2024.

    Le projet de loi 53 est adopté le 29 mai et sanctionné le 30 mai 2024.

    Source: 2024, c. 21, title pageSource : 2024, c. 21, page titre

  12. In force or deadlineEntrée en vigueur ou échéance Reprisal law in forceLoi sur les représailles en vigueur

    The new law applies: reprisal is presumed, and the Protecteur du citoyen offers free mediation and a lawyer it appoints.

    La nouvelle loi s’applique : les représailles sont présumées, et le Protecteur du citoyen offre une médiation gratuite et un avocat qu’il mandate.

    Source: 2024, c. 21, s. 74; Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 122Source : 2024, c. 21, art. 74; Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 122

  13. Court rulingJugement EU Court of JusticeCour de justice de l’UE

    The court fines five countries for failing to bring the directive into national law, including Germany (€34 million). A sixth judgment, against Poland, came on 25 April 2024.

    La Cour condamne cinq pays à des sanctions financières pour ne pas avoir intégré la directive dans leur droit, dont l’Allemagne (34 millions d’euros). Un sixième jugement, contre la Pologne, avait été rendu le 25 avril 2024.

    Source: EU Court of Justice, release 29/25Source : Cour de justice de l’UE, communiqué 29/25

  14. FiguresChiffres Protecteur du citoyenProtecteur du citoyen

    First annual figures under the new law: 386 disclosures and 31 reprisal complaints received; of 18 reprisal complaint grounds closed, none found admissible.

    Premiers chiffres annuels sous la nouvelle loi : 386 divulgations et 31 plaintes pour représailles reçues; des 18 motifs de plainte pour représailles conclus, aucun n’a été jugé recevable.

    Source: Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 123; Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 128Source : Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 123; Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 128

  15. CaseCas Rigaud (reported)Rigaud (rapporté)

    TVA Nouvelles reports that UPAC is investigating whether the Town of Rigaud fired its interim director general because he had reported a possible misappropriation of funds to UPAC. The person he reported disputes the allegations. UPAC would neither confirm nor deny its investigations.

    TVA Nouvelles rapporte que l’UPAC enquête pour déterminer si la Ville de Rigaud a congédié son directeur général par intérim parce qu’il avait signalé à l’UPAC un possible détournement de fonds. La personne visée conteste les allégations. L’UPAC ne confirme pas ses enquêtes.

    Source: TVA NouvellesSource : TVA Nouvelles

Sources: the Protecteur du citoyen, the Publications du Québec, La Presse, Radio‑Canada, EUR‑Lex, the Court of Justice of the EU and TVA Nouvelles, as linked in each step.Sources : le Protecteur du citoyen, les Publications du Québec, La Presse, Radio‑Canada, EUR‑Lex, la Cour de justice de l’UE et TVA Nouvelles, tels que liés à chaque étape.

What the numbers showCe que montrent les chiffres

Disclosures to the Protecteur du citoyen stayed between 135 and 244 a year from 2017-18 to 2023-24, then jumped to 386 in 2024-25, up 78.7% (2020-21 report, p. 139; 2023-24 report, p. 116; 2024-25 report, p. 123).

Les divulgations au Protecteur du citoyen sont restées entre 135 et 244 par année de 2017-2018 à 2023-2024, puis ont bondi à 386 en 2024-2025, une hausse de 78,7 % (rapport 2020-2021, p. 139; rapport 2023-2024, p. 116; rapport 2024-2025, p. 123).

Disclosures of wrongdoing received by the Protecteur du citoyen, per year (April to March).Divulgations d’actes répréhensibles reçues par le Protecteur du citoyen, par année (avril à mars).

2017‑182017‑2018 135135

2018‑192018‑2019 182182

2019‑202019‑2020 244244

2020‑212020‑2021 190190

2021‑222021‑2022 193193

2022‑232022‑2023 166166

2023‑242023‑2024 216216

2024‑252024‑2025 386386

The 2024‑25 jump came in the year a new law on reprisals took effect (30 November 2024). The reports do not say why the number rose.Le bond de 2024‑2025 survient l’année où une nouvelle loi sur les représailles est entrée en vigueur (30 novembre 2024). Les rapports ne disent pas pourquoi le nombre a augmenté.

The same numbers as a tableLes mêmes chiffres en tableau
YearDisclosuresReprisal complaints
2017‑181350
2018‑191828
2019‑2024416
2020‑2119012
2021‑2219312
2022‑2316612
2023‑242165
2024‑2538631
AnnéeDivulgationsPlaintes pour représailles
2017‑20181350
2018‑20191828
2019‑202024416
2020‑202119012
2021‑202219312
2022‑202316612
2023‑20242165
2024‑202538631

Sources: 2020-21 report, p. 139 (2017-18 to 2020-21); 2023-24 report, p. 116 (2021-22 to 2023-24); 2024-25 report, p. 123.

Sources : rapport 2020-2021, p. 139 (2017-2018 à 2020-2021); rapport 2023-2024, p. 116 (2021-2022 à 2023-2024); rapport 2024-2025, p. 123.

Most disclosure grounds never reach an investigation. In 2024-25, the Protecteur closed 365 grounds: 105 were not admissible, 237 were closed without an investigation and 23 were investigated. Wrongdoing was found in 5 (2024-25 report, p. 126). The year before, 12 of 223 grounds ended with wrongdoing found (2023-24 report, p. 118).

La plupart des motifs de divulgation n’aboutissent jamais à une enquête. En 2024-2025, le Protecteur a conclu 365 motifs : 105 n’étaient pas recevables, 237 ont été conclus sans enquête et 23 ont fait l’objet d’une enquête. Un acte répréhensible a été constaté dans 5 cas (rapport 2024-2025, p. 126). L’année précédente, 12 motifs sur 223 s’étaient conclus par un acte répréhensible constaté (rapport 2023-2024, p. 118).

What happened to the disclosure grounds the Protecteur du citoyen closed in 2023‑24 and 2024‑25. One disclosure can contain several grounds.Ce qu’il est advenu des motifs de divulgation conclus par le Protecteur du citoyen en 2023‑2024 et 2024‑2025. Une divulgation peut contenir plusieurs motifs.

2023‑242023‑2024 223 grounds223 motifs

  • 64 not admissible64 non recevables
  • 127 admissible, closed without an investigation (includes grounds whose processing was not completed: 106 in 2024‑25, 80 in 2023‑24)127 recevables, conclus sans enquête (dont des motifs dont le traitement n’a pas été complété : 106 en 2024‑2025, 80 en 2023‑2024)
  • 20 investigated, no wrongdoing found20 enquête, aucun acte répréhensible constaté
  • 12 investigated, wrongdoing found12 enquête, acte répréhensible constaté

Source: Protecteur du citoyen, 2023‑24 report, p. 118Source : Protecteur du citoyen, rapport 2023‑2024, p. 118

2024‑252024‑2025 365 grounds365 motifs

  • 105 not admissible105 non recevables
  • 237 admissible, closed without an investigation (includes grounds whose processing was not completed: 106 in 2024‑25, 80 in 2023‑24)237 recevables, conclus sans enquête (dont des motifs dont le traitement n’a pas été complété : 106 en 2024‑2025, 80 en 2023‑2024)
  • 18 investigated, no wrongdoing found18 enquête, aucun acte répréhensible constaté
  • 5 investigated, wrongdoing found5 enquête, acte répréhensible constaté

Source: Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 126Source : Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 126

In 2024‑25, 16 of the 23 investigated grounds led to recommendations, including 11 where no wrongdoing was found. In all, the Protecteur made 62 recommendations that year, and none was refused (2024‑25 report, pp. 126 and 128).En 2024‑2025, 16 des 23 motifs ayant fait l’objet d’une enquête ont mené à des recommandations, dont 11 où aucun acte répréhensible n’a été constaté. Au total, le Protecteur a formulé 62 recommandations cette année-là, et aucune n’a été refusée (rapport 2024‑2025, p. 126 et 128).

Reprisal complaints under the new lawLes plaintes pour représailles sous la nouvelle loi

Reprisal complaints rose from 5 in 2023-24 to 31 in 2024-25 (p. 123). The Protecteur closed 18 reprisal complaint grounds that year and found none of them admissible. Between 30 November 2024 and 31 March 2025, it opened 9 mediations; all 9 were still under way, with no settlement yet, and it notes the data are partial. It recorded no legal representation and no administrative or penal investigation of reprisals in that period (pp. 128–129).

Les plaintes pour représailles sont passées de 5 en 2023-2024 à 31 en 2024-2025 (p. 123). Le Protecteur a conclu 18 motifs de plainte pour représailles cette année-là et n’en a jugé aucun recevable. Entre le 30 novembre 2024 et le 31 mars 2025, il a ouvert 9 médiations; les 9 étaient encore en cours, sans entente, et il précise que les données sont partielles. Il n’a enregistré aucune représentation juridique ni aucune enquête administrative ou pénale en matière de représailles pendant cette période (p. 128-129).

In 2023-24, under the old rules, the Protecteur closed 4 reprisal complaint grounds; none was found to be founded (2023-24 report, p. 120).

En 2023-2024, sous les anciennes règles, le Protecteur a conclu 4 motifs de plainte pour représailles; aucune plainte n’a été jugée fondée (rapport 2023-2024, p. 120).

How Quebec comparesLe Québec comparé

The European UnionL’Union européenne

The EU’s 2019 whistleblower directive sets minimum protection for people who report breaches of EU law in listed areas, such as public procurement, financial services, the environment and public health (art. 2). It covers people working in the private or public sector, including contractors, volunteers, trainees and job applicants (art. 4). Private companies with 50 or more workers must set up internal reporting channels (art. 8). Retaliation is presumed: the employer must prove the measure had duly justified grounds (art. 21).

La directive européenne de 2019 sur les lanceurs d’alerte fixe une protection minimale pour les personnes qui signalent des violations du droit de l’Union dans des domaines énumérés, comme les marchés publics, les services financiers, l’environnement et la santé publique (art. 2). Elle couvre les personnes travaillant dans le secteur privé ou public, y compris les sous-traitants, bénévoles, stagiaires et candidats à un emploi (art. 4). Les entreprises privées de 50 travailleurs ou plus doivent mettre en place des canaux de signalement internes (art. 8). Les représailles sont présumées : l’employeur doit prouver que la mesure reposait sur des motifs dûment justifiés (art. 21).

Countries had until 17 December 2021 to bring it into their own law. On 6 March 2025, the EU Court of Justice ordered five that had not done so in time to pay penalties, including €34 million for Germany; a sixth judgment, against Poland, came in April 2024 (EU Court of Justice, release 29/25).

Les pays avaient jusqu’au 17 décembre 2021 pour l’intégrer à leur droit. Le 6 mars 2025, la Cour de justice de l’UE a condamné cinq pays qui ne l’avaient pas fait à temps à des sanctions financières, dont 34 millions d’euros pour l’Allemagne; un sixième jugement, contre la Pologne, avait été rendu en avril 2024 (Cour de justice de l’UE, communiqué 29/25).

The United StatesLes États-Unis

Several U.S. federal laws protect whistleblowers, each in its own field. For federal employees, the worker has to show the disclosure was a “contributing factor”; the agency must then show “by clear and convincing evidence” that it would have acted anyway (5 U.S.C. §1221(e)). Employees of listed companies who report fraud are protected from reprisal (18 U.S.C. §1514A).

Plusieurs lois fédérales américaines protègent les lanceurs d’alerte, chacune dans son domaine. Pour les employés fédéraux, la personne doit montrer que la divulgation a été un « facteur contributif »; l’agence doit ensuite démontrer par une preuve « claire et convaincante » qu’elle aurait agi de la même façon (5 U.S.C. §1221(e)). Les employés de sociétés cotées qui signalent une fraude sont protégés contre les représailles (18 U.S.C. §1514A).

The U.S. also pays rewards. The Securities and Exchange Commission (SEC) pays 10% to 30% of sanctions over $1 million; in fiscal 2025, it awarded more than $60 million to 48 people (SEC, FY2025 report, p. 1). Under the False Claims Act, a whistleblower who sues on the government’s behalf typically receives 15% to 30% of what is recovered. In fiscal 2025, settlements and judgments under that law exceeded $6.8 billion, the most in a single year, and whistleblowers filed a record 1,297 such suits, up from 980 in 2024 (U.S. Justice Department, 16 Jan 2026). An employee punished for this can get reinstatement and twice the back pay (31 U.S.C. §3730(h)).

Les États-Unis versent aussi des récompenses. La Securities and Exchange Commission (SEC) verse de 10 % à 30 % des sanctions de plus de 1 million $; pendant l’exercice 2025, elle a accordé plus de 60 millions $ à 48 personnes (SEC, rapport 2025, p. 1). En vertu du False Claims Act, le lanceur d’alerte qui poursuit au nom de l’État reçoit généralement de 15 % à 30 % des sommes récupérées. Pendant l’exercice 2025, les règlements et jugements en vertu de cette loi ont dépassé 6,8 milliards $, un sommet pour une seule année, et les lanceurs d’alerte ont intenté un nombre record de 1 297 poursuites de ce type, contre 980 en 2024 (département de la Justice des États-Unis, 16 janv. 2026). L’employé sanctionné pour l’avoir fait peut obtenir sa réintégration et le double du salaire perdu (31 U.S.C. §3730(h)).

Quebec, the EU and the US: how the rules compare. Each cell links to the text it is based on. “Not compared” means we did not check that point for this report.Québec, UE et États-Unis : comparaison des règles. Chaque case renvoie au texte sur lequel elle s’appuie. « Non comparé » signifie que nous n’avons pas vérifié ce point pour ce rapport.
QuestionQuestionQuebecQuébecEuropean Union (2019 directive)Union européenne (directive de 2019)United States (federal laws, examples)États-Unis (lois fédérales, exemples)
What can be reported?Que peut-on signaler? Wrongdoing involving a public body: breaking a law or regulation, a serious ethics breach, gross mismanagement, misuse of public funds, or a serious risk to health, safety or the environment.Un acte répréhensible à l’égard d’un organisme public : contravention à une loi, manquement grave à l’éthique, cas grave de mauvaise gestion, usage abusif de fonds publics ou atteinte grave à la santé, à la sécurité ou à l’environnement.D‑11.1, s. 6; Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 127D‑11.1, art. 6; Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 127 Breaches of EU law in listed areas, such as public procurement, financial services, product safety, the environment and public health. Countries may protect more.Les violations du droit de l’Union dans des domaines énumérés : marchés publics, services financiers, sécurité des produits, environnement, santé publique, etc. Les pays peuvent protéger davantage.Directive 2019/1937, art. 2directive 2019/1937, art. 2 It depends on the law. Examples: federal employees; employees of listed companies who report fraud; people who report fraud against the government.Cela dépend de la loi. Exemples : employés fédéraux; employés de sociétés cotées qui signalent une fraude; personnes qui signalent une fraude contre l’État.5 U.S.C. §1221; 18 U.S.C. §1514A; 31 U.S.C. §37305 U.S.C. §1221; 18 U.S.C. §1514A; 31 U.S.C. §3730
Are private-sector workers protected?Les travailleurs du privé sont-ils protégés? LimitedLimitéOnly when the wrongdoing involves a public body. Since 2024, this includes reporting it inside one’s own company.Seulement si l’acte répréhensible vise un organisme public. Depuis 2024, cela inclut le signalement fait à l’intérieur de sa propre entreprise.2024, c. 21, s. 1 (French text)2024, c. 21, art. 1 YesOuiYes, in the areas covered. Companies with 50 or more workers must set up internal reporting channels.Oui, dans les domaines visés. Les entreprises de 50 travailleurs ou plus doivent mettre en place des canaux de signalement internes.Directive 2019/1937, art. 4; Directive 2019/1937, art. 8directive 2019/1937, art. 4; directive 2019/1937, art. 8 LimitedLimitéUnder some laws, for example employees of listed companies, and employees or contractors who act against fraud on the government.En vertu de certaines lois, par exemple pour les employés de sociétés cotées, et les employés ou sous-traitants qui agissent contre une fraude visant l’État.§1514A; §3730(h)§1514A; §3730(h)
After a firing or demotion, who has to prove what?Après un congédiement ou une rétrogradation, qui doit prouver quoi? YesOuiSince 30 November 2024, reprisal is presumed. The employer must prove another good and sufficient reason.Depuis le 30 novembre 2024, les représailles sont présumées. L’employeur doit prouver une autre cause juste et suffisante.2024, c. 21, s. 15 (French text)2024, c. 21, art. 15 YesOuiRetaliation is presumed. The employer must prove the measure had duly justified grounds.Les représailles sont présumées. L’employeur doit prouver que la mesure reposait sur des motifs dûment justifiés.Directive 2019/1937, art. 21(5)directive 2019/1937, art. 21(5) YesOuiFederal employees: the worker shows the disclosure was a “contributing factor”. The agency must then show by “clear and convincing evidence” that it would have acted anyway.Employés fédéraux : la personne montre que la divulgation a été un « facteur contributif ». L’agence doit ensuite démontrer par une preuve « claire et convaincante » qu’elle aurait agi de la même façon.5 U.S.C. §1221(e)5 U.S.C. §1221(e)
Can a report be anonymous?Un signalement peut-il être anonyme? YesOuiYes. A disclosure to the Protecteur du citoyen can be made anonymously.Oui. Une divulgation au Protecteur du citoyen peut se faire sous le couvert de l’anonymat.D‑11.1, s. 6D‑11.1, art. 6 LimitedLimitéEach country decides. Anonymous reporters who are later identified are protected.Chaque pays décide. La personne anonyme qui est ensuite identifiée est protégée.Directive 2019/1937, art. 6(2)–(3)directive 2019/1937, art. 6(2)–(3) Not comparedNon comparé
Can you go to the media and stay protected?Peut-on s’adresser aux médias en restant protégé? LimitedLimitéOnly for a serious risk to health, safety or the environment, when it is urgent, and after first telling the police or the anti-corruption commissioner.Seulement en cas de risque grave pour la santé, la sécurité ou l’environnement, en situation d’urgence, et après avoir d’abord informé la police ou le Commissaire à la lutte contre la corruption.D‑11.1, s. 7D‑11.1, art. 7 LimitedLimitéYes, if a report got no appropriate action in time, or if there is an imminent danger, a risk of retaliation or little chance the report will be dealt with.Oui, si un signalement n’a pas mené à des mesures appropriées dans les délais, ou en cas de danger imminent, de risque de représailles ou de faible chance que le signalement soit traité.Directive 2019/1937, art. 15directive 2019/1937, art. 15 Not comparedNon comparé
What help or remedy after reprisal?Quelle aide ou réparation après des représailles? YesOuiFree mediation and a lawyer appointed by the Protecteur du citoyen. A dismissal complaint that looks well founded is heard urgently by the Administrative Labour Tribunal.Médiation gratuite et avocat mandaté par le Protecteur du citoyen. Une plainte de congédiement qui paraît fondée est entendue d’urgence par le Tribunal administratif du travail.Protecteur du citoyen, 2024‑25 report, p. 122; 2024, c. 21, s. 16 (French text)Protecteur du citoyen, rapport 2024‑2025, p. 122; 2024, c. 21, art. 16 YesOuiInterim relief while the case is pending, and full compensation for the damage.Mesures provisoires pendant la procédure, et réparation intégrale du préjudice.Directive 2019/1937, art. 21(6); Directive 2019/1937, art. 21(8)directive 2019/1937, art. 21(6); directive 2019/1937, art. 21(8) YesOuiFalse Claims Act: reinstatement, twice the back pay, interest, special damages and legal costs.False Claims Act : réintégration, le double du salaire perdu, les intérêts, une indemnité pour les dommages particuliers et les frais d’avocat.31 U.S.C. §3730(h)31 U.S.C. §3730(h)
Money rewards for reporting?Récompense en argent pour un signalement? NoNonNone in the Quebec laws reviewed for this report.Aucune dans les lois québécoises examinées pour ce rapport. NoNonNone in the directive’s articles.Aucune dans les articles de la directive.Directive 2019/1937directive 2019/1937 YesOuiSEC: 10% to 30% of sanctions over $1 million. False Claims Act: typically 15% to 30% of what is recovered.SEC : 10 % à 30 % des sanctions de plus de 1 million $. False Claims Act : généralement 15 % à 30 % des sommes récupérées.SEC, FY2025 report, p. 1; U.S. Justice Department, 16 Jan 2026SEC, rapport 2025, p. 1; département de la Justice des États-Unis, 16 janv. 2026
Fines for reprisal?Amendes pour représailles? YesOui$5,000 to $30,000 for an individual; $15,000 to $250,000 in other cases.5 000 $ à 30 000 $ pour une personne physique; 15 000 $ à 250 000 $ dans les autres cas.2024, c. 21, s. 21 (French text)2024, c. 21, art. 21 YesOuiCountries must set “effective, proportionate and dissuasive” penalties.Les pays doivent prévoir des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives.Directive 2019/1937, art. 23directive 2019/1937, art. 23 Not comparedNon comparé

A current case: RigaudUn cas actuel : Rigaud

On 26 October 2026, TVA Nouvelles’ investigative bureau reported that UPAC has been investigating for several weeks whether the Town of Rigaud fired its interim director general because he had reported his predecessor to UPAC over a possible misappropriation of town money. The predecessor disputes the allegations against him. According to TVA, the interim director general was fired in July 2025, later sued, and received $90,000 in a settlement. At a council meeting on 15 September 2026, the town acknowledged he had not been fired for failing to meet the job’s expectations, as it had said at the time. UPAC would neither confirm nor deny its investigations, and no finding has been made (TVA Nouvelles, 26 Oct 2026; our 26 Oct 2026 digest).

Le 26 octobre 2026, le Bureau d’enquête de TVA Nouvelles a rapporté que l’UPAC enquête depuis quelques semaines pour déterminer si la Ville de Rigaud a congédié son directeur général par intérim parce qu’il avait dénoncé son prédécesseur à l’UPAC pour un possible détournement d’argent de la Ville. Le prédécesseur conteste les allégations à son endroit. Selon TVA, le DG par intérim a été congédié en juillet 2025, a ensuite intenté une poursuite et a obtenu 90 000 $ dans un règlement. Lors de la séance du conseil du 15 septembre 2026, la Ville a reconnu qu’il n’avait pas été congédié parce qu’il ne répondait pas aux attentes de son poste, comme elle l’avait allégué à l’époque. L’UPAC a refusé de confirmer ou d’infirmer la tenue de ses enquêtes, et aucun constat n’a été fait (TVA Nouvelles, 26 oct. 2026; notre revue du 26 oct. 2026).

What we could not findCe que nous n’avons pas trouvé

We found no official count of how many Quebec whistleblowers have won a reprisal case since 2017. The Protecteur’s two latest reports show none found admissible or founded among the complaints it closed, but labour-law cases before 30 November 2024 were outside its reports. We also left out survey figures, cost estimates and foreign statistics that we could not trace to a source we could open and read.

Nous n’avons trouvé aucun décompte officiel du nombre de lanceurs d’alerte québécois ayant eu gain de cause dans un recours pour représailles depuis 2017. Les deux plus récents rapports du Protecteur n’en montrent aucune jugée recevable ou fondée parmi les plaintes conclues, mais les recours en droit du travail avant le 30 novembre 2024 n’y figuraient pas. Nous avons aussi écarté des chiffres de sondages, des estimations de coûts et des statistiques étrangères que nous n’avons pas pu rattacher à une source consultable.

What’s against this viewCe qui va à l’encontre de cette lecture

SourcesSources